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Geek

Penser à agir

Depuis quelques mois, je me suis pris de passion pour les logiciels GTD (Getting Things Done) qui permettent de décomposer les projets en tâches, afin de gagner en efficacité.

J’ai donc testé une foultitude de logiciels (pour Mac OS X) qui s’acquittent de ce travail avec plus ou moins de simplicité. Me voici aujourd’hui pour vous rendre compte du résultat de la quête du saint graal. Je ne sais pas si je l’ai trouvé, mais en tous cas, je l’ai bien cherché.

Je dois avouer avec confusion que la recherche de ce logiciel parfait qui s’intégrerait de manière totalement transparente à mes habitudes de travail a plus ralenti mon rythme et ma productivité pendant un certain temps : a force de changer de système tous les 4 doigts, on perd du temps à changer ses habitudes. Mais c’est plus fort que moi, chaque fois qu’une nouvelle version de l’un de ces logiciels est annoncée, je ne peux pas m’empêcher de me jeter sur le site web et de regarder si ledit logiciel a pallié aux manques que je lui ai décelés.

iGTDJ’ai d’abord découvert iGTD, une appli sympa et assez simple, faite par un Polonais (comme quoi, tout arrive) qui a l’air également très sympa, à défaut d’être simple. Le prix est aussi sympa et simple : 0 (zéro) euros. Pas mal du tout donc, d’autant qu’il colle parfaitement à la philosophie GTD, qui est à la base tout un programme. Néanmoins, la version 2 (béta) m’a paru très très très complexe. J’ai senti qu’on allait bientôt intégrer un navigateur web et un gratte-dos dans les fonctionnalités, et du coup, ne cherchant pas une appli qui me fasse le café, j’ai lâché.

Du simple, je veux du simple.

OmnifocusJe me suis donc tourné vers OmniFocus, de l’Omni Group. Là, pour le coup, on reste dans la simplicité : très facile à utiliser, à comprendre et à gérer, parfaitement intégré à OS X, je me suis dit que je tenais le bon candidat. Le logiciel était en phase de développement, et je me suis lancé dans l’aventure du béta-test. Mais je suis resté bête, justement, quand le prix de vente a été annoncé : 80 dollars !!! La claque ! 

Suivant.

Midnight InboxMidnight Inbox m’a donné mal à la tête au bout de 27 secondes d’utilisation. Peut-être qu’il est très efficace une fois parametré, mais l’apprentissage m’a semble beaucoup trop ardu et complexe pour l’utilisation que je recherchais. Il est très joli, sympa pour frimer. Mais bon, on la ramène moins quand il faut en faire quelque chose. 35 bucks. Je paierais pas ça pour un tableau dans mon salon. Alors sur mon mac…

ThinkingRockThinkingRock m’a donné mal à la tête rien qu’à la vue des screenshots. Eh, les mecs, si j’utilise un mac, c’est que je veux un truc qui en jette, faut que ça claque, que ça flashe, avec des menus transparents animés, de la fumée, des sons de laser et une interface de ouf. J’ai même pas essayé. Pourtant, c’est un freeware… bah, sans regrets.

Je me suis donc lancé dans l’aventure Mail + iCal  et les tâches partagées et synchronisées automatiquement. Franchement, ça fonctionne plutôt bien. Pour ceux à qui ça ne suffirait pas, il existe une extension de Mail, appelée MailTags (30 dollars, baby), et qui donne de très bons résultats : un menu apparaît à droite de chaque message, et permet de l’étiqueter, d’y adjoindre une tâche (en synchro avec iCal), de créer un événement iCal directement depuis mail, et d’ajouter une note. Si vous êtes un geek (comme moi), vous l’utiliserez avec son copain, Mail Act-On, gratuit, qui permet de piloter Mail au clavier. Comme Fred Astaire, mais avec les doigts. Génial ! Je gagne ainsi 1, 2334 secondes par jour. J’aurai de l’arthrite plein les mains à 42 ans. Mais je suis un geek, donc je m’en fous.

ThingsPuis vint la révélation Things. En voilà une appli qui claque bien et qui fait son job. Très bien présenté, et bien ficelé sur le plan de l’ergonomie, ce log s’intègre très bien dans OS X, iCal et les tâches de Mail. Il permet de gérer des projets et des tâches de manière très intuitive. En anglais, pour l’instant, les localisations sont prévues pour les versions 1.QuelqueChose. Il est encore en développement, il coûte 50 dollars, et 40 si vous vous inscrivez à la newsletter avant le lancement officiel de la première version complète. Mais c’est pour moi le seul qui vaille le coût à ce jour.

Enfin, ce petit tour d’horizon n’aurait pas été complet si je n’avais pas mentionné deux services web très sympa : Remember The Milk et Taskii.

RTMLe premier, RTM, représenté par une vache rigolote, est le fruit du travail d’une équipe d’Australiens, et a le mérite d’être multi-plateformes par essence. C’est très efficace, et très puissant. Par contre, si l’interface est claire, certaines manipulations sont surprenantes, comme la sélection des tâches, qui s’opère de manière un peu inhabituelle. L’impossibilité d’éditer une tâche depuis la page d’accueil est aussi gênante : on ne peut pas passer en revue les tâches dues aujourd’hui les unes après les autres sans basculer sur une vue par contexte. RTM synchronise avec Google Calendar, mais ne gère pas les tâches iCal. Ca aurait été génial pour dire de frimer un peu plus. Dommage, car le reste est très très très séduisant. De plus, le service est gratuit à la base.

TaskiiLe deuxième, taskii, je l’ai découvert il y a une semaine et sort un peu du champ des précédents systèmes. Je le mentionne tout de même, parce qu’il est francophone, gratuit pour une utilisation simple ou associative. Je crois beaucoup aux Belges. La Belgitude est un attribut que j’ai longtemps souhaité posséder, mais je dois m’y résoudre : je suis Français. C’est plus classe, mais moins fun. Une fois de plus, les Belges ne m’ont pas déçu. Pour un travail collaboratif, je ne vois pas grand chose de mieux : créer un projet, attribuer une tâche à quelqu’un, la commenter, y ajouter des documents, c’est un jeu d’enfant. Bravo.

En conclusion, et s’il ne devait en rester qu’un, ce serait Things, couplé avec RTM pour les nomades ou les Windowsiens. Mais il faut garder à l’esprit que rien ne sert d’avoir un bon logiciel de GTD, le tout est de rester organisé et de se tenir à quelques principes de base, comme de ne pas reporter un travail qui peut être fait dans les deux minutes, de se fixer des temps limites et des horaires pour certaines activités. Rester concentré sur son travail demande beaucoup de maîtrise de soi, et le meilleur logiciel du monde ne pourra jamais permettre de se passer de la détermination et de la concentration nécessaire à l’accomplissement des projets les plus complexes.

Enfin, y’a un petit freeware sympa qui peut aider quand même : Isolator, qui se loge dans la barre de menu, et qui cache toutes les parties de l’écran qui ne sont pas couvertes par l’application ouverte au premier plan. C’est très efficace.

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