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Réflexions

Restauration dans l’Eglise

nff-restauration-eglise.jpgVive les vacances !

C’est à chaque fois, le moment pour moi de prendre le temps de lire un ou deux bons bouquins, et la semaine dernière était donc l’occasion de feuilleter Restauration dans l’église, par Terry Virgo, responsable de New Frontiers International, écrit en 1985, mais réactualisé et traduit en Français par les éditions ICEO, pour le bénéfice de NFI France.

Je recommande la lecture de ce livre à tous ceux qui ont besoin de fraîcheur dans leur vision de l’église. Il raconte le parcours de l’auteur (de manière non linéaire) et son expérience dans la réforme de l’église.

Ah… la réforme de l’église, certains en parlent des années sans jamais la vivre, parce qu’elle demande un véritable changement de coeur, et parce qu’elle renverse nos sécurités et nos habitudes… On laisse alors Dieu diriger nos vies et nos églises, mais en ne tolérant pas de sortir de l’enclos qu’on lui a construit.

Terry Virgo ne s’est pas contenté de se poser des questions - ni de les poser à Dieu. Il a agit, s’est trompé et a recommencé. Il a conduit son église (et plus tard sa famille d’église) vers plus de maturité. Car,

La maturité est une dépendance totale de Dieu… Que si l’Esprit Saint se retire du milieu de nous, la louange s’arrête, pile !
– André Wilkinson

Et qui appelle à la dépendance de Dieu, appelle à quitter l’enclos dans lequel on était jusque-là content de retrouver Dieu tous les dimanches, et tous les jours dans notre culte personnel.

Ce livre traite donc de la vie de l’église sous tous les angles : identité du chrétien, fondements, place de l’Ego, révérence dans la louange, le rôle de berger, l’évangélisation, le prophétie, etc. Et si certains chapitres m’ont moins intéressé, certains sont d’une richesse sans fin.

Morceaux choisis :

Sur les fondements de la vie chrétienne :

« Jésus n’a jamais craint de souligner un point négatif avant d’annoncer une bonne nouvelle »

Sur la louange :

« Dieu cherche des adorateurs ‘en esprit et en vérité’, pas des adorateurs selon ‘leur tempérament et leurs préférences’ »

« Le jour de la pentecôte, Pierre n’a pas expliqué : ‘ce ne sont pas des gens ivres, mais bien un groupe d’extravertis qui préfèrent ce style de louange’ ! »

Sur le leader :

« Un grand rocher n’a pas besoin d’une plaque qui indique ‘Je suis un grand rocher’ ! Cela a tendance à sauter aux yeux… La vraie question est : Quelle est l’ombre qu’il procure ? Est-ce que les gens s’approchent de lui à cause de la sécurité qu’il amène ? »

« Un vrai leader n’a pas besoin d’essayer de faire tomber les gens sous son emprise, il se repose, confiant dans la promesse que tout ce que le père lui a donné viendra à lui »

Voilà une petite partie de ce que j’en ai tiré… à vous d’en tirer ce qui vous défiera. Et nul doute que vous le trouverez dans ces pages.

Discussion

4 commentaires for “Restauration dans l’Eglise”

  1. Comprends pas???
    « Le jour de la pentecôte, Pierre n’a pas expliqué : ‘ce ne sont pas des gens ivres, mais bien un groupe d’extravertis qui préfèrent ce style de louange’ ! »

    Dans le genre vision fraiche de l’église il y a aussi erwin mac manus que je te conseille vraiment. (jamais lu mais vu lors d’un séminaire)

    Posted by steph | February 22, 2008, 11:04
  2. @Steph :
    En fait, cette remarque est liée à la précédente, et parle des gens qui sont parfois choqués par un style de louange, ou qui expliquent qu’ils ne lèvent pas les mains et ne dansent pas parce qu’ils sont timides et/ou introvertis.

    Foutaise ! Je les aurais bien filmés le soir du 12 Juillet 1998, après le 3e but, celui de Petit !

    Alors tout le monde ne saute pas au plafond, mais tout le monde exprime de manière corporelle tangible sa passion pour Dieu, même si c’est plus ou moins marqué selon les caractères. Il est impossible de rester de marbre devant le Dieu qui nous sauve.

    IM-POS-SIBLE !

    Il n’est donc pas question de préférences, ni de type de personnalité, mais bien de se laisser envahir par la passion pour Dieu, comme les disciples, lors de la Pentecôte.

    Posted by Cédric Delalande | February 22, 2008, 13:01
  3. Pas trop ok. Je trouve que c’est un bon moyen de pression sur ceux qui ne lèvent pas les mains et ne sautent pas au plafond. Tu sais, j’ai beaucoup souffert de l’attente des autres sur moi à ce sujet depuis petit, je me suis senti très mal dans ma peau parce qu’on attendait de moi des choses qui n’étaient pas naturelles pour moi. Il ne faut pas oublier la diversité, et ne pas exclure l’autre parce que quand le groupe nous dit qu’on doit changer on devient “le bizarre” , celui qui doit changer. Là le mec défini tel attitude comme un norme…hum…
    Pourquoi forcer à changer ceux qui ne correspoondent pas aux critères de l’église?
    Ce que tu vies tu ne peux le comparer aux autres et prendre l’exemple d’une finale de coupe du monde. Dieu nous accueille tel que l’on est, et il ne juge pas. C’est pour moi trop simpliste, c’est une vision étriquée de l’amour de dieu, je te promet que tout ça m’a beaucoup fait souffrir. C’est moi: dès fois je suis trop heureux mais je n’arrive pas à danser par exemple. Même quand tout le monde danse. On dira surement “il faut prier pour lui”. Pourquoi? Parce que je ne suis pas accepté tel que je suis? il faut changer? pourquoi? je ne correspond pas aux critères de tels églises? mais ils sont qui pour me juger?

    Posted by steph | February 22, 2008, 13:31
  4. Tu n’as pas du bien lire ce que j’ai écrit : Jamais de ma vie je ne m’attends à ce que tout le monde danse. Je ne met pas la pression pour tel ou tel type d’expression de la louange.

    Je dis juste que quand on chante que Dieu est notre joie avec une gueule de trois pieds de long, on a un problème. Un problème de schyzophrénie, bien trop courant chez les chrétiens…

    Je ne forcerai jamais tout le monde à danser, ou à sauter. Mais quand on vit ce qu’on chante, ça se VOIT. Parfois, c’est un sourire, ou un petit “dandinement”, mais louer Dieu avec tout son être, c’est une réalité biblique fondée et universelle. Impossible d’y déroger.

    C’est comme crier à Dieu “dans son coeur”… c’est juste “ne pas crier” à Dieu. Un cri vers Dieu qui vient d’une vraie souffrance sera sonore, ou tout au moins accompagné de larmes et de gémissements.

    Ne me dis pas - SURTOUT NE ME DIS PAS - que quand Lens marque un but au Stade Bollaert, tu te contentes de sourire.

    Peut-être as-tu un souci dans la manière dont tu es perçu par les autres à l’église ? Peut-être as-tu besoin de casser une forme de religiosité ? Ou peut-être as-tu besoin de laisser sortir tes émotions en général ?

    Je ne sais pas.Je ne juge personne, et certainement pas toi, mais je sais que je sais que je sais que je différencie l’appartenance au groupe et l’expression personnelle et naturelle “libérée” de la reconnaissance envers Dieu.

    On en a récemment parlé avec un couple de mon église qui avait un problème pour se “libérer” dans la louange. Lui est introverti, et elle, extravertie. Ils ont tous deux fait des progrès. Elle s’est mise à bouger davantage et à entraîner les autres par ses danses. Chez lui, on peut lire sur son visage l’amour et la joie qu’il exprime à Dieu. Il ne s’est pas mis à danser, mais il a inclus son corps dans la louange qu’il amène à Dieu, il sourit, et je peux te dire qu’on a vu la différence !
    On ne leur a pas demandé de faire ceci ou cela, on leur a juste dit : “Que tout ce qui respire loue le Seigneur - et à priori, votre âme ne respire pas, c’est votre corps…”. C’est naturellement qu’ils ont opté pour un style de louange qui leur convenait, mais qui incluait des réactions corporelles.

    C’est de la foutaise diabolique/évangélique de base de croire que notre louange peut être intérieure. Ma louange inclut tout mon être, parce que Dieu règne sur tout mon être, corps, âme, et esprit. Mon esprit se réjouit, mon âme se réjouit et mon corps se réjouit. Mon corps tape des bonds, ton corps balance peut-être légèrement les épaules, mais tout ton être loue le Seigneur.

    Enfin, pour revenir au passage de base, je ne crois pas que les disciples étaient dans un “trip” et qu’ils avaient une vision étriquée de l’amour de Dieu. Je crois qu’il s’attendaient simplement à Dieu et qu’ils n’avaient pas les barrières que nous installons autour de nous. Dieu les a rendus ivres, qu’ils soient introvertis ou extravertis, et leur a donné l’assurance d’annoncer la bonne nouvelle du royaume en public et dans une langue inconnue, qu’ils soient introvertis ou extravertis…

    Ces gens n’avaient rien à perdre et tout à gagner. Et nous, quelle est notre attitude ?

    Posted by Cédric Delalande | February 22, 2008, 14:08

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